"La
culture Toros n'est pas un concept"
Un éleveur, Juan Sanchez Fabres qui vit difficilement tous les jours les normes européennes, un matador de toros Victor Mendez, qui souligne la nécessité de l'intégrité du combat, un peintre : Mathieu Sodore et le troubadour Olivier Deck qui nous parle de la nécessité de transmettre dans l'instant mais aussi dans la durée.
La relation de ces artistes avec le fait tauromachique signe le sens de cette pratique dans le quotidien de chacun de nous.
Le mystère du toro est émotion ; l'exprimer verbalement est difficile . C'est ici que l'expression prend sa place _ L'écriture et les convictions de Miguel Darrieumerlou se mélangent à la poésie de Zocato qui nous annonce que le salut viendra de l'Est. Plus raisonnablement et concrètement un Mac Donald's qui remplace le "Tres Reyes" et l'institution éducation nationale qui censure Mathieu Sodore.
Aracelli Guillaume Alonso, nouvelle Conchita Cintron qui foule régulièrement le ruedo de la Sorbonne, souligne que le fait taurin, fait de société s'il en est, verra très certainement tout le Sud de l'Hexagone épauler la piel de toro pour lui permettre de perdurer.
Il ne s'agit pas là d'une croisade. Tous, nous nous retrouvons avec le même besoin de partager la joie que nous procure notre aficion. Quelle est la valeur du bonheur s'il n'est pas partagé ?
Le partage….encore un mot clé dans la définition de la culture. Comment obérer du jour au lendemain ce chemin de la corne dont les images jalonnent notre civilisation : tant sur les murs de Lascaux que sur les fines poteries crétoises, dans les relations qui nous sont parvenues de l'antique Egypte et de son culte à Apis, les jeux des méditerranéens, des aquitains, la fête nationale espagnole. Faut-il aujourd'hui tout effacer au nom d'une société aseptisée ? L'emblématique toro de Osborne qui accompagnait nos incursions ibériques représente t'il un danger pour le voyageur ?
Point n'était besoin de tant de repères au public venu nombreux écouter nos invités pour fixer son attention et alimenter le feu d'un débat que les premières lueurs de l'aube ont pu voir s'éteindre.
Nous ne sommes pas là seulement pour faire perdurer la tauromachie mais pour permettre à un public encore plus grand de faire sa connaissance.
J.L.L